Publié dans Economie

Transparence - Renforcement de la lutte anti-corruption dans le secteur privé

Publié le lundi, 07 novembre 2022

Victimes et bourreaux en même temps, les entreprises privées ne dérogent pas à la gangrène de la corruption. Face à ce constat, Transparency International – Initiative Madagascar (TI-MG) a lancé, la semaine dernière, l’ « Anticorruption Business Club » ou ABC, un projet innovant qui ambitionne de développer des outils de lutte contre la corruption et de mise en conformité destinées aux entreprises opérant à Madagascar, tels que des sessions de formation et des ressources éducatives, ou encore des opportunités de mise en réseau et d’échanges. 

Au cours de la dernière décennie, les efforts mondiaux pour mettre un frein aux crimes économiques perpétrés dans les pays en développement ont été axés de plus en plus sur le rôle du secteur privé dans la prévention des pots-de-vin et autres actes de corruption. Des mesures incitatives juridiques ont été prises en vertu des lois nationales afin d'encourager les sociétés multinationales dans les pays industrialisés à prévenir les pratiques illégales liées à leurs activités dans les pays en développement. Chacun peut qualifier la corruption comme il veut mais ce qui est sûr, c'est que elle représente un réel frein pour les économies en développement en particulier celles d'Afrique. En effet, la corruption est un fléau coûteux qui constitue l’un des principaux obstacles à la transformation structurelle du continent africain. En effet, certaines études montrent que le secteur privé est aussi impliqué dans ce vice dans les pays en développement. Cependant, l'ambition de réduire, voire de supprimer la corruption dans les pays touchés par celle-ci sera un atout pour ceux-ci afin d'améliorer leurs conditions économiques.

Frein à l’entrepreneuriat

A Madagascar, la corruption représente une barrière à la concurrence et à la libre entreprise, ce qui incite les entreprises du secteur informel à ne pas régulariser leur situation. Le constat est alarmant dans la mesure où la corruption est un obstacle au développement de l’activité des entrepreneurs. Ce problème tend à s’aggraver. Mieux encore, elle quantifie ces contraintes. Certains entrepreneurs estiment qu’une partie du chiffre d’affaires annuel des entreprises doit être payée annuellement aux agents publics sous forme de cadeaux ou autres paiements informels pour que les « choses soient faites ». 

Certes, il existe de nouvelles recherches sur les efforts que déploient les entreprises pour lutter contre la corruption, mais presque rien ne se passe en contexte réel. La mise en place de l’ABC arrive ainsi à point nommé. Ainsi, les membres de l’ABC sont des entreprises désireuses de contribuer à la lutte contre la corruption et au renforcement de l’intégrité du monde des affaires à Madagascar. L’ABC est ouvert à tout type d’entreprises, de toute taille et œuvrant dans tous les secteurs, sans distinction. Outre le renforcement de leurs procédures internes de lutte contre la corruption, les entreprises rejoignant l’ABC participeront à une dynamique positive qui doit amener à terme l’ensemble du secteur privé malagasy à adopter des pratiques d’affaires plus saines et plus intègres.

 

Hary Rakoto

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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